QOTD
Shin Takahashi in Larme Ultime : Vers la lumière.
J’ai été profondément affligé de voir qu’au moment même ou des civils sont massacrés au Moyen-Orient, le monde du shônen manga continue de professer aux enfants que tuer des gens au nom d’une cause juste est une bonne chose.
Comments
C’est vrai ça!
Mais que fait Superman? Et Narumi de Karakuri Circus?(ah, oui, ça passe plus en France…que je suis stupide).
what
Oui, ça m’intéresse.
D’ailleurs, faudra qu’un jour je lise Karakuri Circus.
Du reste,
- Superman n’est pas un shônen manga, mais il est gentil et je lui en suis reconnaissant. Néanmoins, il est à noter que le manga pour enfant à une fonction d’« apprentissage de la vie », si j’ose dire, qui le met sur un plan différent d’un Superman ou d’un autre super-héros américain. Le super-héros de comics peut être moralisateur, mais le comics est rarement une école de la vie. Je me trompe ?
- Heureusement, la production de manga n’est pas uniformisée. Certaines œuvres (comme, il semble, Karakuri Circus) vont à contre courant. Néanmoins ce que dit Shin Takahashi est toujours vrai pour nombre d’œuvres.
Et bien Superman, c’est l’être le plus fort du Monde et pourtant il ne tue jamais personne.
Karakuri Circus, c’est un shonen sur l’importance de la vie, où les sacrifices si cher aux genres sont en fait une mauvaise chose, ne causant ici que souffrance et tristesse.
Et à chaque fois que le héros doit agir de façon brutal, il se déprécie de plus en plus et s’éloigne progressivement de son humanité. Ce qui n’arrange pas les chose,s vu qu’il est entrainé dans une guerre mêlant des immortels et des automates et que cela entraine bien sur des sacrifices, des pertes d’innocents, de la barbarie et qu’en plus, tu as une maladie atroce qui frappent même les enfants. Et lé héros, il est du genre à être très proche des enfants.
Alors tu vois, la vie, la mort, la justice…on se plus trop quoi penser.
Mais c’est un shonen.
Ça t’intéresse?
C’est vrai qu’il y a pas mal d’histoire de quête initiatiques, mais c’est pas systématiquement une histoire d’ »école de la vie ». Mais c’est un paramètre qu’il faut prendre en compte.
Et puis, il faut dire aussi que les suer-héros sont une grande partie de la jeunesse des américains, qui peuvent de ce fait servir de modèle fictif, au delà du côté distrayant du comic. Depuis les contes, on sait bien que la vision du monde de l’enfant aura un certains lien avec (entre autre) ce qu’il a lu et vu étant jeune. Le super-héros, surtout dans cette société où des parents responsabilisent les médias sur le devenir de leurs enfants, ont une part de responsabilité.
mais comme tu dis, c’est le plus souvent moralisateur (« la justice triomphera »), et plus encore…(« mange tes légumes », « brosse toi les dents », »sois pas raciste », « évite la drogue », etc.)
Sans oublier « ne fais pas confiance aux soviétiques ».